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![]() Jim, Sharon, Caroline et Andrea, enfants de Gerry et Jean Corr, sont tous nés à Dundalk -une ville qui se situe dans le jolie comté de Louth en Irlande. Dundalk est une ville portuaire conviviale de 35 000 habitants, située à mi-chemin entre les villes de Dublin et de Belfast, à la côte est de l'Irlande. La musique a toujours été dans le sang de Dundalk : les Pubs et les Clubs organisent des concerts connus sous le jom de 'Cracks'. Tous les soirs, surtout les week-ends, les gens de Dundalk se rendent dans les Pubs pour écouter des groupes de musique Pop, Rock et bien entendue irlandaise. C'est dans cet environnement musical que les Corrs ont grandi et ce n'est donc pas un hasard s'ils sont commencé à faire de la musique dès leur plus jeune âge. "Je crois que la musique est la seule chose qui nous était destinée", déclare Andrea. De plus, leurs parents, Jim et Gerry Corr étaient musiciens : ils ont débutés en jouant des ballades et de la musique folk avec de petits groupes locaux, et ont ensuite créés leur propre groupe, " Sound Affair ". Gean chantait et Gerry jouait du clavier et ils reprenaient les chansons de leurs groupes préfèrés : Abba, The Eagles, Fleetwood Mac, et The Carpenters. C'est ainsi que leurs enfants ont été amenés à faire de la musique, suivant les époux partout où ils allaient dans leur caravane. Il faut cependant revenir une génération en arrière pour trouver l'origine de cet amour pur la musique : Le père de Gerry lui avait offert un piano, cependant il ne l'a jamais utilisé et il a finit dans un sous-sol. Jean et Gerry décidèrent un jour de prendre ce piano pour le mettre dans une piéce appropriée. Cette piéce deviendra plus tard la chambre de Jim. Jim se souvient de ces quelques instants où il s'amusait à pianoter les touches. Son père avait d'ailleurs remarqué l'intêret de Jim pour cet instrument, et décida de lui offrir des leçons de piano. This is how the story begins ![]() Jim s'est ouvert au public dès l'âge de 15 ans avec ses parents dans les bars et les clubs de Dundalk. Mais il joint par la suite des groupes traditionnels irlandais et joua même avec la fameuse musicienne irlandaise, Dolores Keane. Son premier succès arriva lorsqu'il devint membre des 'Fountainheads', un groupe de Pop-Rock Electronique. Ils enregistrérent un album, qui fut mis en vente dans plusieurs pays, mais sans grand succés... leur contrat avec la maison de disque fut donc résilié. Jim décida alors de continuer seul, et loua une petite maison à deux étages, près de chez ses parents. Il créa un studio dans une chambre pour y jouer avec d'autres groupes. A cette époque, Sharon jouait dans le "Redeemer Youth Orchestra" (un orchestre d'enfants) et travaillait dans un magasin de disques, mais dès qu'elle avait du temps libre, elle accompagnait Jim dans son studio pour jouer quelques morceaux. Ils donnaient qulelques concerts au MacManus, un Pub qui était dirigé par leur tante. Quant à Andrea et Caroline, elles étaient encore à l'école. Cet à cet instant que Jim eut l'idée de former un groupe avec ses soeurs. Ses parents l'encourgèrent et l'aidérent à mettre en oeuvre ce projet au plus vite. Ils commencérent à faire de la musique dans la chambre de Jim, et à l'aide de la table d'enregistrement qu'il avait acheté. Andrea était la chanteuse principale, Sharon jouait du violon, Caroline du clavier et Jim de la guitare. Ils étaient vraiment enthousiastes et s'entraînaient tous les week-ends pour créer leurs propres chansons. Jim était impatient et voulait à tout prix que le groupe devienne célèbre... Oui, mais comment ? Le 14 Juin 1990 fut le Jour-J: les auditions du réalisateur Alan Parker pour le film 'The Commitments' tiré de l'œuvre écrite par Roddy Doyle. Le déclic La famille s'entrainait dans le petit studio aménagé par Jim, qui jouait également avec d'autres groupes à l'époque, dont "The Hughes Version", dirigé par John Hughes. C'est ce dernier qui demanda à Jim de trouver un groupe pour participer aux auditions du film "The Commitments", Ross Hubbard étant la dirigeante du casting. Jim proposa à John de faire participer ses soeurs. Les auditions eurent lieu à Dublin le 14 Juin 1990, et les quatre membres du groupe furent engagés. 'C'était la première fois que nous jouiions en live tous les quatre' (Jim). ' J'avais hâte de voir ce que cela donnerait. The Commitments était vraiment le point de départ sur lequel nous devions nous appuyer' (John Hughes) ' C'était la première fois que je les rencontrai tous ensemble. Ils sont allés de l'avant et ont fait un numéro de Quincy Jones; je n'ai aucune idée de ce que c'était réellement, mais ils étaient vraiment drôles et beaux.' Ils eurent tous un rôle dans le film, mais Ross Hubbard était tellement impressionnée par Andrea qu'elle lui donna un rôle plus important : celui de Sharon Rabbitte, une des sœurs de Jimmy Rabbitte (joué par Robert Arkins, l'acteur principal). Les autres membres de la famille devaient lire des morceaux de scènes écrites par Alan Parker lui-même, et gagnèrent £20 de frais supplémentaires par jour. Ross Hubbart était tellement impressionnée par les Corrs qu'elle dit un jour à John Hughes: 'Tu dois devenir leur manager'. Et pour rassurer le groupe, elle leur dit 'Il le fera, et bien, c'est un homme honnête, il s'occupera de vous, vous devrez le laisser vous guider, c'est tout'. Malgré tout, John Hughes n'était pas sûr à 100% que c'était la meilleure chose à faire, alors il décida de s'en aller quelque temps pour y réflêchir à tête reposée. C'était une chose délicate d'être le manager d'un groupe, car même si cette famille était très sympathique et drôle, elle ne devait pas être très différente des autres groupes. Après un week-end de réflexion, et se rappelant leur prestation durant l'audition de Ross Hubbard, et ce qu'elle lui avait dit, il se décida enfin à devenir leur manager. John Hughes raconte toute l'histoire : 'Après notre accord, j'ai du me rendre à Dundalk pour saluer leurs parents et pour leur expliquer ce que nous allions faire par la suite. Je suis donc monté dans le train et j'ai rencontré Jim qui m'a dit 'nous allons chercher Andrea et Caroline', j'ai répondu "très bien". Nous nous sommes rendus devant une école et deux filles avec cartables, uniformes verts, cravates, chemises... sont apparues devant moi, et c'est là que je me suis rendu compte qu'elles n'étaient que des gamines. Ce n'était pas ce dont je m'attendais après les avoir vues tourner. Andrea était en 5ème année, elle devait encore entamer deux ans d'école, et Caroline était en 6ème année. Mais il était trop tard pour les remords. 'C'est de la folie ou quoi ?' Peu importe, maintenant, il fallait continuer'. John savait qu'ils étaient jeunes et naïfs, que Jim était un talentueux musicien, mais il se demandait si les filles allaient vraiment avoir du succès. Elles étaient belles, certes, mais il sait que la beauté ne fait pas tout. Il était évident que cela aurait de lourdes conséquences. ![]() Les projets de John Hughes furent les suivants : il prévoyait de classer le groupe dans le rang de Superstars pour les dix années à venir. Facile à dire, reste encore à le faire ! Mais avec les compétences de John et l'enthousiasme du groupe, rien était impossible ! Le groupe commençait à écrire et à composer. Caroline et Andrea rejoignaient Jim après les cours et leurs devoirs pour s'entraîner. L'entraînement du groupe se passait exclusivement dans le studio improvisé de Jim, mais n'ayant pas beaucoup d'argent, il devait utiliser des objets de cuisine pour avoir une assonorisation convenable. Grâce aux boîtes vides d'œufs et de fruits collés aux murs, il obtint un meilleur son acoustique. The Corrs ne savaient pas encore quel genre de musique ils devaient jouer; ils essayèrent le 'pop rock électronique au synthétiseur' mais ça n'allait pas. Ils décidèrent d'appeler Bill Whelan -producteur de l'album 'Minor Detail's' de John Hughes- et lui demandèrent de l'aide. Il les fit progresser sans vraiment savoir ce qui n'allait pas. Les Corrs ne baissèrent pas les bras pour autant, et ils continuèrent à produire et à s'entraîner pendant plusieurs mois. Leur musique devenait de plus en plus intéressante et ils avaient maintenant écrit pas mal de chansons. Ils étaient même assez performants pour jouer en live. Ils créèrent des chansons aux sons modernes, mais ils produisaient et improvisaient aussi des sons traditionnels irlandais que vous connaissez sûrement : Carrarroe Jig, Haste To The Wedding et Erin Shore. Ce sont ces chansons aux sons irlandais qui vont faire la particularité du groupe. La chance se pointa un 17 Février 1993 quand John Hughes leur dit qu'ils allaient faire leur première apparition en public. Cela devait se passer au WaterFront à Dublin, là où le groupe avait auditionné pour The Commitments. John savait que le groupe devait s'ouvrir, sans quoi ils ne pourraient pas être entendus, et il n'y aurait pas d'enregistrement. Le groupe ne pouvait pas trop bouger car Caroline et Andrea étaient encore à l'école. Hughes décida donc de réserver une salle locale assez confortable : le 'Catch 22'. John Hughes leur avait déclaré à cet instant, 'Si vous n'allez pas jouer à cet endroit, personne ne viendra vous écouter, et si personne ne vous écoute, alors vous n'aurez aucun plaisir à jouer de la musique'. Le deuxième problème était de savoir quelles personnes allaient venir les voir: et si une compagnie d'enregistrement vennait... John décida de contacter toutes les personnes qui faisaient partis de l'industrie musicale. Des amis de John et des gens du show biz vinrent au rendez-vous. Le concert commença doucement, et naturellement, les Corrs étaient un peu frustrés; mais, peu à peu, il furent décontractés. Ils étaient très heureux et émus, et John fut très fier d'eux même si malheureusement, aucune compagnie ne les avait remarqués. Mais The Corrs continuèrent la musique de plus belle, pour se familiariser aux prestations en live. Ils pouvaient désormais jouer de Dundalk à Dublin, et des fans les suivaient partout. Le groupe avait besoin de se reformer et il manquait malheureusement le son d'une batterie. Caroline (18 ans à l'époque), qui avait toujours joué du clavier jusqu'à présent, se décida enfin - après les encouragements de sa famille et de John- à tester un kit de batterie. Son petit ami du moment en possédait un. Il lui montra quelques battements, et à l'aide du 'teach yourself CD's' elle apprit quelques trucs simples. Caroline raconte tout : 'J'avais un petit ami qui habitait dans la même ville que moi, c'était un batteur et un grand fan de U2 et Larry Mullen était son héros. Notre groupe était formé et nous écrivions des chansons tous ensemble, mais à l'époque Sharon ne jouait pas au violon dans le groupe, ce qui faisait tout bizarre. C'est difficile à croire mais nous étions des experts de notre musique et de nos instruments. Personne ne savait ce que nous étions en train de faire, nous savions que nous faisions de la musique, mais nous ne savions pas ce que cela donnerait en live. Un jour, alors que mon ex jouait, je lui dit 'j'essayerai bien de jouer un peu', j'ai donc commencé à faire huit battements ou plus, je ne sais plus, et comme ça m'a plu, j'ai décidé d'apprendre plus. Et Jim, Sharon, Andrea sont arrivés et ont dit 'Ca donne vraiment bien. C'est ça que nous allons faire, nous allons intégrer cet instrument dans notre musique.' Et voilà, ça c'est passé comme ça; C'est à cet instant que j'ai commencé à jouer de la batterie'. Caroline sourit : 'c'était un cauchemar, cela ne faisait pas longtemps que je m'y étais mise, et je devais m'y plonger profondément. Heureusement, personne n'a remarqué toutes les petites fautes que j'ai commises ou alors c'est qu'ils n'osaient pas me le dire'. Maintenant que Caroline savait jouer de la batterie, le groupe essayait de nouveaux rythmes et même une nouvelle musique pour s'adapter aux sons du kit. Ils jouaient de plus en plus en live à Dublin, et grâce au kit, leur musique devint plus rock et plus rythmée. John était partant pour enregistrer leurs lives sur un caméscope; ces enregistrements furent utilisés pour faire le Documentaire 'The Right Time', et le dernier doc' sorti en DVD 'All The Way Home-The Story Of the Corrs'. Ce fut à partir de l'année suivante que The Corrs eurent leur véritable premier engagement professionnel, à Whelan à Dublin, le 27 Mars 1994. Même si le lieu est commun et que les Corrs y ont joué plus d'une fois, une spectatrice particulière vint au concert, Jean Kennedy Smith, l'ambassadrice américaine d'Irlande. Elle fut invitée par Bill Whelan -, auteur de 'River Dance', ami des Corrs- pour voir le groupe. Jean Kennedy Smith fut tellement impressionnée par leur musique, qu'elle les invita à Boston pour jouer en VIP au Kennedy Lybrary, mais aussi à un concert spécial pour célébrer la coupe du monde, qui était organisée par son frère, le sénateur américain Ted Kennedy. Leur prestation à Boston impressionna la ville et le sénateur, et prenant en compte ce succès, le groupe décida de rester plus longtemps sur le continent américain et John les accompagna à New York et à Los Angeles pour rencontrer des maisons de disques. Malheureusement, ce fut un échec. De plus, le voyage se faisant long, ils voulaient reprendre le vol pour l'Irlande. John raconte toute sa frustration pour le groupe : 'Signer avec une maison de disques, c'est comme être sélectionné dans une équipe, on ne joue pas pour perdre la coupe. J'ai essayé de trouver une maison de disques en Irlande, j'ai échoué ; j'ai essayé en Angleterre, de même. Mes échecs étaient énormes et pesants, de plus, les lettres de rejets étaient nombreuses. Nous avons passé deux ans à expliquer à tout le monde ce qu'était un bodhran, et un tin whistle, personne n'avait jamais vu ces instruments dans la musique pop, et ils n'en voulaient pas. C'était mon travail de m'occuper des affaires à l'étranger, et c'est ce que nous avons fait, le groupe et moi. J'aurai pu faire une description du groupe plutôt prétentieuse : beaux gosses, jouant des airs irlandais entraînants qui vous rappellent vos origines. Cela n'avait aucun sens, LA est une ville pleine de beux et belles gosses qui savent jouer, mais qui n'ont jamais obtenu de signature avec une compagnie. On dit qu'être irlandais est un avantage, ce qui est malheureusement faux. Et un des autres problèmes était que les labels pop ne voulaient pas de nous car on était trop folks, et les labels folks ne voulaient pas de nous parce qu'on était trop pop, c'est ce qu'ils nous disaient. Le groupe n'était pas à la mode, il n'y a pas de doute là-dessus, mais ils étaient vraiment doués; en tout cas, c'est mon avis. Nous ne pouvions donc qu'attendre que les industries changent d'avis, et se dire que ce que nous faisions était bon, même si nous étions démodés. Mais nous avons suivi notre instinct, ce fut une lutte, qui a adoucie tous les problèmes.' Andrea ajoute aussi : 'Le problème en Irlande, c'est que même s'il y a plein de choses intéressantes, les gens ne sont pas assez indépendants pour prendre des décisions. De plus, les fonds qui étaient proposés n'étaient pas assez importants pour qu'on obtienne une place sur l'échelle internationale, nous avons donc préconisé une affaire aux USA. ' Même si le groupe rencontrait beaucoup de difficultés, quelques jours avant leur vol direction Irlande, ils décidèrent d'aller voir une dernière maison de disques, pour peut-être obtenir enfin un enregistrement. Sur le chemin du succés Le groupe prit la décision d'aller à New York pour tenter sa chance avec une des plus grandes maisons de disques : Atlantic Records. The Corrs et Hughes arrivèrent au bon moment car ils purent renconter Jason Flom - à la tête de A&R d'Atlantic Records. Après avoir vu combien le groupe semblait désespéré de ne pas avoir trouvé de maisons de disques et après avoir écouté leurs démos, Jason fut très touché et dit que ce groupe correspondait exactement à ce que recherchait la maison de disques Java. Il demanda alors s'il pouvait avoir un rendez-vous avec David Foster qui était le producteur le plus connu de toute l'histoire de la production musicale. David était occupé car il travaillait pour Micheal Jackson, et son album 'History' aux studios de 'Hit Factory' à New York. Malheureusement, Jason n'arrivait pas à le joindre par téléphone. N'abandonnant pas pour autant, John appelait Jason trois fois par jours, pour savoir s'il avait enfin réussi à prendre rendez-vous avec Foster, mais Jason n'y était pas parvenu. Avant de retourner en Irlande, John Hughes supplia Jason Flom de lui donner l'adresse où David Foster travaillait, et se rendit au 'Hit Factory' accompagné du groupe. Ce jour-là, il faisait très chaud car nous étions au mois de Juin, d'ailleurs Andrea se rappelle : 'Nous mourrions d'envie d'aller chercher une glace après le show -les Corrs venaient juste de jouer à BMG Records- mais John nous a demandé de rester devant les portes de 'Hit Factory' pour attendre David'. John continue : 'Nous nous sommes donc tous rassemblés, les instruments en mains, et nous avons frappé à la porte. Il y avait beaucoup de gens de la sécurité, pour protéger Micheal Jackson, et j'ai dit 'Je suis venu ici pour voir David Foster, j'ai une sorte de rendez-vous, rien n'est confirmé, mais il saura qui nous sommes'. Bien sûr, je bluffais. Mais nous avions fait beaucoup d'efforts pour paraître très présentables, et je dois reconnaître que nous sommes entrés après nous être pomponnés'. 'Déterminés à ne pas quitter les studios avant d'avoir rencontré Foster, nous avons patiemment attendus jusqu'à ce qu'il arrive enfin. Il en avait heureusement fini avec Jackson, et lorsqu'il descendit, il fut très ébloui par ces trois filles magnifiques, et leur charmant frère. Après les avoir écoutés raconter qu'ils devaient partir en Irlande le lendemain matin, et qu'ils venaient juste pour qu'il les écoute jouer, Foster les invita dans son studio. ' La première chose que Foster remarqua était leur physique. Il se tourna vers Hughes pour lui demander 'Peuvent-ils vraiment jouer ?'. Ils vinrent tous dans le studio pour écouter la cassette et Foster fut impressionné. Jim demanda alors 'Pouvons-nous jouer pour vous ?' 'Bien sûr' répondit Foster, et en utilisant seulement un piano, un tin whistle, un violon et une guitare, ils jouèrent pour lui. Le groupe joua des versions acoustiques de 'Runaway' et 'Forgiven, Not Forgotten', et interprétèrent quelques chansons traditionnelles irlandaises qui feront plus tard parti de l'album 'Forgiven, Not Forgotten'. Foster n'en croyait pas ses oreilles, et il en conclut que ce groupe était vraiment, vraiment unique. Il leur avoua enfin : 'Je vous donne dix sur dix... oh non, un dix-plus.' Foster se re-mémorise la première fois où il rencontra les Corrs : 'Ils avaient seulement leurs instruments, et ils jouaient, comme ça; et pour être honnête, quand j'ai vu Caroline jouer du bodhran je me suis demandé ce qu'était cet instrument. Ils ont chanté pour moi en live, et j'était époustouflé, j'ai accroché, vraiment accroché, et après les avoir entiérement regardés et entendus, j'ai compris que je me trouvais devant quatre talentueux êtres humains.' En sortant du studio, les Corrs et Hughes n'en revenaient toujours pas et ils se préparèrent pour leur retour en Irlande. John Hughes appela Jason Flom le lendemain pour lui dire qu'ils avaient réussis à voir David Foster sans rendez-vous mais il lui demanda aussi si Jason ne pouvait pas demander à Foster de signer avec le groupe. Hughes raconte : 'nous étions en train de faire nos valises pour retourner chez nous, et le téléphone sonna. C'était encore Jason et il dit 'Quand vous serez chez vous, offrez-vous un bon repas au nom de la maison de disques, car vous venez d'obtenir une proposition d'enregistrement, c'est signé'. J'ai baissé le combiné, et je me suis tourné vers Jim pour lui dire 'Nous avons obtenu un contrat pour un enregistrement', et il dit 'vous en êtes certain ?' et il a continué à faire ses valises. Je l'ai annoncé aux filles mais on aurait dit qu'elles n'y croyaient pas.' En Juillet 1994, les Corrs avaient enfin réussi à obtenir un contrat, et ce fut John qui prit en main toutes les négociations. John ajoute 'j'ai du passer six mois à négocier, c'était le plus stressant des travails stressants : les affaires contractuelles [...]' Le papier fut signé, et les Corrs avaient enfin obtenus l'affaire qu'ils voulaient tant, et devinrent des artistes officiels de 'Atlantic Group'. Foster signa en tant que producteur du groupe. Le contrat fut estimé à un million de dollars ce qui aida le groupe financièrement pour les enregistrements et les tournées. Quelques mois plus tard, ils commencèrent donc l'enregistrement de leur premier album, 'Forgiven, Not Forgotten'. Bien entendu, Foster et Flom durent créer leur propre label, 'Foster's 143' et 'Flom's Lava', et les Corrs débutèrent sous l'engagement 143/Lava. |