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Sharon pour fyi
Date : 2 Apr 2011 / Categorie(s) : Sharon Corr, Live, Article de presse, Interview Presse / Vues : 339 Un nouvel article sur Sharon a été mis en ligne sur le site fyi. Elle y donne une interview ciblée sur son concert à Dubai, mais parle aussi de sa vie d'artiste. Voici la traduction de l'article : La chanteuse parle à fyi avant son concert pour la St Patrick Vendre 30 millions d'albums et jouer devant des milliers de fans dans des stades pleins à travers le monde doit être difficilement faisable en solo. Après avoir pris un peu de temps pour fonder une famille, Sharon Corr, l'ex-violoniste du groupe pop des années 90 the Corrs, commençait à avoir la bougeotte : "Quand vous vous habituez à être sans arrêt stimulé, c'est dur de rester stable". Alors Sharon alla au studio, et réalisa son tout premier album solo, Dream of You. Avec son violon celtique qui est sa marque de fabrique, et quelques collaborations inattendues, cet album fut son "ultime thérapie". Avant son concert de la St Patrick à Meydan, la délicieuse femme tombée du ciel, Sharon Corr, nous parle de son album solo, de sa vie de mère, et des grandes et terribles batailles entre frères et sœurs. Que vous a inspiré votre retour en studio ? Je me suis rendue compte lorsque les Corrs ont arrêté de jouer sur scène, que je ne voulais pas perdre tout ce que j'avais appris. Si on arrête de jouer et d'écrire, alors on doit, d'un point de vu artistique, réapprendre les connaissances de bases. Lorsque j'étais enceinte de mon premier enfant, je me suis dit "Tu dois continuer à écrire". J'ai passé de nombreuses années à écrire sagement dans mes grands moments d'inspiration. C'est quelque chose que je fais tout naturellement. Ça fait parti de ma vie de tous les jours. C'est un bon moyen pour exprimer mon vécu, un bon exutoire, c'est une ultime thérapie. Et je crois avoir pensé, au fond de moi "quand tu es en pleine écriture, tu es capable de produire un album, alors pourquoi ne pas réaliser ce challenge, et te lancer". Vous avez écrit quelques chansons pour les Corrs. Votre approche de la composition de votre album solo a t'elle changée maintenant que vous ne travaillez plus pour le groupe ? Oui, elle a changée. On a plus de liberté quand on trace son propre chemin. Je dirais même qu'on est libre à 100 %. D'un autre côté, on n'a pas le réconfort de tous ces gens qui prennent les décisions autour du projet. C'était une très belle expérience à moi, entière et réelle et c'était entrainant. J'avais un peu mûri lorsque j'ai écrit cet album, j'avais donc une toute autre expérience à mettre en avant. Quand j'ai eu mes enfants, j'ai commencé à voir le monde d'une toute autre façon. Ça m'a beaucoup inspirée, surtout d'un point de vu émotionnel, dans des paroles pas si insouciantes. Quand on a des enfants, on commence à se rendre compte de notre place dans le monde, tout petit il est, et si vulnérables nous sommes. Alors si on a cette vulnérabilité, quel est le degré de vulnérabilité de ces petites choses qui nous sont arrivées ? Ça m'a rendue très vulnérable, très émotive, et c'est très bon pour la créativité. Comment abordez-vous une chanson ? Vous écrivez sur vos expériences, vous asseyez face au piano ou prenez votre violon ? Je suis presque tout le temps assise à mon piano. Quoi que je fasse, j'en suis rarement séparée. J'adore jouer aux alentours, et y trouver une suite d'accords qui me plaît, et qui en général précède un vers, un refrain ou autre chose. L'un des derniers titres que j'ai écrits pour l'album s'appelle Butterflies et ça parle de mon amour de cette expérience live, lorsque vous êtes derrière les rideaux et que vous attendez l'entrée en scène le ventre noué. C'est un moment terrifiant, mais également plein d'espoir où l'on anticipe avec intensité. Et vous ne pouvez pas vous en échapper, que ce soit positif ou pas. C'est une chose magnifique. C'est comme sauter d'une falaise, si vous voyez ce que je veux dire, bien que je ne l'ai jamais fait ! C'est terrifiant, mais vous entendez le public commencer à chanter, ensuite le groupe joue plus fort, et ces moments-là... J'ai adoré fignoler cet album, car c'était tellement normal pour moi de le terminer pour les raisons qui m'ont poussée à l'écrire, d'un point de vu des mots. Comment étiez-vous lors des Festivals de Glastonbury et de l'Ile de Wight, étiez-vous aussi nerveuse ? Oh, totalement ! Je le suis tout le temps. Comment était la foule ? Elle était vraiment stupéfiante. L'ile de Wight était le premier concert que j'ai fait depuis que les Corrs ne sont plus monté sur scène, alors imaginez ma nervosité ce jour-là. J'étais venue pour jouer un tas de nouvelles créations qu'elle ne connaissait pas car mon album n'était pas encore sorti. Mais je voulais tester mes compétences devant un public et tester mes nouvelles chansons. Aviez-vous préparé quelque chose pour être mise en avant sur scène ? C'est très important pour moi à bien des égards, mais si je m'implique trop, ça devient trop difficile, et je risque de me retrouver un peu en arrière. Pour moi, j’avais besoin de m'expérimenter vocalement. Quand j'ai écrit l'album, je jouais sans arrêt Black is the Colour sur le piano. J’essayais de la jouer et de la chanter différemment à chaque fois que je l'interprétais pour tester et développer ma technique vocale. Je suis une bonne choriste, ce qui est en soi un art à part entière, mais pour être le chanteur il faut prendre le dessus sur la chanson. C'est une projection, et une prise de pouvoir. Être choriste, c'est servir d'appui au pouvoir. Cela a du être difficile. Oui, ça a été un peu difficile ! Mais moins vous y pensez, mieux c'est. Les paroles de l'album varient. Certaines sont plutôt optimistes, tandis que d'autres sont plus sombres. Oui, ça dépend vraiment de la chanson. Butterflies ne parle que de la passion de jouer et le besoin absolu de le faire. Et certaines chansons comme Real World parlent de mettre un enfant au monde, de ce réel baptême de feu, où on réalise vraiment notre place dans le monde, et où naît ce sentiment d'incroyable vulnérabilité, qui est je crois, un peu sombre parfois. J'ai vécu une période un peu sombre. Mais jouer est un très bon moyen de décompresser, mais quand on ne le fait pas, quelque chose meurt en nous. J'ai essayé de me redéfinir, car j'ai totalement changé depuis que je suis mère. Real World raconte une parcelle de la vie où on a du mal à s'y retrouver et où on se sent comme un bateau perdu dans la mer et sans ancre. J'avais besoin de trouver une nouvelle ancre, incluant la mère et l’interprète. Ce sont des paroles plutôt introspectives. Avez-vous déjà écrit d'autres paroles narratives, comme Buenos Aires ? Bien sûr. Je veux dire, Buenos Aires a été intégralement inspirée par l'histoire "Eveline" (de James Joyce). J'ai composé celle-ci à la guitare, mais je suis la plus mauvaise guitariste du monde, je sais faire trois accords, c'est horrible ! J'ai aussi composé So Young et Radio à la guitare, et c'était épouvantable ! Mais quelque chose de médiocre en moi a réussi. Mais je crois qu'il était important pour moi de travailler les paroles. Avec Buenos Aires, j'avais envie de me sentir comme un amour et un instant perdus. Un instant où je me retournerai pour voir ma vie derrière moi et où je partirai en pensant 'J'aurai du faire ça'. J'aurai du prendre cette opportunité mais les circonstances et mes idées ne me l'ont pas permises. Il y a une autre chanson appelée Six Trains, qui est en téléchargement gratuit sur mon site. C'est tiré de mon expérience dans le train numéro 6 de New York. Et ça parle de ce type qui monte dans le wagon pour mendier. Il a son petit charriot. Cette chanson parle de son arrivée dans le train pour qu'il puisse s'y installer définitivement. En fait, ça vient d'une petite histoire que j'ai écrite à New York il y a quelques années, et que j'ai transformé en vers. Il y aura donc plus de chansons narratives dans le prochain album ? Oui, je dirais que je mettrai Six Trains sur le prochain album. Il n'y avait pas assez d'espace dans le premier. Et certaines chansons s'ensuivent mieux sur certains albums que sur d'autres. Certaines n'allaient pas et l'album n'a pas les hauts et les bas qui vont avec. Que pense la famille de votre album ? Oh, ils l'adorent ! Jim m'a appelée pour me dire "Waouh, tes performances sur cet album se sont vraiment développées". Alors oui, ils aiment beaucoup, je reçois beaucoup de soutien de leur part. Comment la collaboration avec Jeff Beck s'est-elle faite (sur "Mna Na hEireann")? Bien, je suis une grande fan de Jeff Beck. Qu'importe le répertoire qu'il choisit pour sa musique, il est phénoménal. Je veux dire, ce mec peut jouer “Nessun Dorma” ou du rock, ça n'a pas d'importance. J'étais en studio en train d'enregistrer mon album et mon manager se rendait à son concert le soir même. Il avait un billet en trop et sortit quelque chose comme "Tu veux te joindre à moi ?" et j'ai rétorqué quelque chose comme "Avec plaisir". Alors j'y suis allée avec mon guitariste et mon manager. Ce mec vous fait exploser la cervelle, et vous donne envie de vous couper les mains, sachant que quand vous jouerez, vous serez vraiment nuls à côté de lui. Je suis alors entrée en coulisses pour le rencontrer, car je connaissais tous les personnes présentes, le petit show étant à Dublin. Il a été adorable et connaissait la musique des Corrs. Et bien sûr, je me suis mise à penser "Dieu, ce serait pas génial s'il participait à mon album ???". Mais il est très évolué, il change tout le temps et tout ce qui compte pour lui c'est la musique, je savais donc que la seule chose qui l'attirerait serait un genre ou un style qu'il n'avait pas encore testé. Je savais que mon mélange de classique et de musique irlandaise serait ce genre. La dernière chanson de l'album, Love Me Better, semble se rapprocher de son style, elle est plus blues. Je pensais qu'il serait attiré par quelque chose qu'il n'avait pas choisi musicalement. Il ne joue que s'il a un morceau spécifique de musique à jouer. Ça a pris un certain temps avant de pouvoir travailler avec lui, mais quand il a enfin écouté le morceau de musique, il a tout de suite voulu l'enregistrer. Et depuis, on l'a jouée plusieurs fois ensemble. A-t-il seulement improvisé sur le morceau complet ou a-t-il apporté quelque chose sur le plan créatif ? Je lui ai envoyé les enregistrements, il s'est enregistré au Royaume-Uni et m'a renvoyé le résultat. On a été stupéfaits. Et il est tombé complétement amoureux de cette chanson. Y a t-il une personne en particulier avec laquelle vous aimeriez travailler plus tard ? J'aimerai travailler avec Robert Plant. J'adorerai faire un duo. Je l'ai rencontré plusieurs fois et on s'entend très bien. Je l'ai rencontré lors du concert 46664 donné en Norvège il y a quelques années en l'honneur de Nelson Mandela. Le courant est super bien passé. Il est pleins d'entrain et c'est tellement plaisant d'être à ses côtés. J'aime beaucoup ses choix musicaux. Il ne fait pas ce que les gens veulent qu'il fasse. Il est continuellement à la recherche de stimulants musicaux et il change constamment en tant qu'artiste. J'ai récemment vu the Band of Joy à Dublin et je l'ai aussi vu jouer aux côtés de Strange Sensation. ils sont totalement différents mais vraiment fabuleux. Ça vous a fait quoi de passer des concerts donnés dans des stades à travers le monde à la vie de famille ? Avez-vous été bouleversée ou soulagée ? Non, ça a été un grand bouleversement. En fait, un peu des deux. Ca m'a fait du bien pendant une période de ne pas être constamment en train de plier bagages, d'avoir de la stabilité, de savoir quel thé je vais boire, et d'avoir un bon café moulu bien frais du matin. Mais ça fatigue vite, j'ai envie de dire. J'adore les tournées. Quand on s'habitue à être sans arrêt stimulé, c'est difficile de rester stable. Comment étaient les tournées en famille ? y avait-il des tensions, cela vous a t-il rapproché ? Les deux. les tensions existent dans toutes les familles. On a eu des moments où on se prenait beaucoup la tête mais aussi des moments de grand amour et de respect total. L'une des choses dont je suis la plus fière, c'est qu'on ait su endurer ça ensemble et rester unis. La musique nous a fait tisser des liens intenses. Et musicalement, chacun nous a inspiré et émue. Si vos enfants voulaient former un groupe en famille, quel conseil leur donneriez-vous ? Sortez d'ici !? Non, je plaisante. Je leur dirai créez votre musique et et vous trouverez votre voie. Ont-ils déjà appris à jouer d'un instrument ? Ils n'ont que 3 et 4 ans, et ils cognent plus sur le piano qu'autre chose. Et je dois les dissuader de toucher au violon car c'est un objet très précieux. La guitare est un bon défouloir aussi. J'espère qu'ils seront musiciens car c'est une vie comblée, c'est un bon train de vie. Vous avez été récompensée aux MBE pour vos œuvres caritatives. Est-ce une chose dans laquelle vous êtes toujours impliquée ? Oui, j'ai participé à plusieurs choses différentes pendant des années. En-dehors des Corrs, j'ai contribué au développement d'un village de l'Afrique du Sud, en récoltant des fonds, en sensibilisant les occidentaux, pour construire des logements pour la population locale. Je m'implique dans les choses qui m'inspirent. J'ai travaillé avec l'UNICEF. Associez-vous votre musique à ces projets ou mettez-vous simplement la main à la pâte ? Non, je peux faire plus que donner de l'argent, comme par exemple donner un concert ou participer à un événement de récoltes de fonds. Je ne me sens pas vraiment équipée pour faire autre chose qu'apporter ce dont je suis capable. J'ai fait des tas concerts de charité pendant des années. J'ai lu quelque part que les Corrs pourraient se réunir d'ici 2011 ? Il y a eu de nombreuses rumeurs à ce sujet. Nous n'avons rien prévu pour le moment. Je ne sais pas ce qui se passera dans l'avenir. Je vois les Corrs et ma carrière solo comme deux choses totalement différentes. Je fais une carrière solo, et j'aimerais qu'elle dure pour toujours, mais il est clair que si les Corrs faisaient quelque chose, j'en ferai partie. On verra bien... A quoi le public devra-t-il s'attendre lors de votre concert ? Un mélange des tubes des Corrs et de vos titres en solo ? Il y aura quelques chansons du groupe que j'ai écrites. Normalement, je ne devrais pas jouer des chansons que les autres membres ont composées. Alors je jouerai Radio et So Young. J'ai une palette plutôt riche de chansons irlandaises spécialement pour la St Patrick, certaines de mon album et d'autres qui n'en font pas parties. Je vais jouer, pour la première fois, une reprise de Dreams des Fleetwood Mac, aussi repris par the Corrs. J'adore ce groupe ! Qu'avez-vous prévu par la suite ? On travaille sur une tournée pour le moment, et j'ai mentionné un album, mais pour l'instant j'ai encore l'impression d'avoir juste terminé le premier. Je vais donc continuer à écrire et voir si de bonnes choses peuvent en ressortir. Ensuite, j'irai en studio. Mais pour l'instant, ce que je veux, c'est faire une tournée. ![]() |
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